L’intelligence artificielle (IA) n’est pas un simple feu de paille technologique. Les modèles capables danalyser texte, images et code à très grande échelle ont le potentiel de transformer l’économie pour les décennies à venir.

Cependant, comme l’explique Yannick Clérouin, gestionnaire de portefeuille et associé de Medici dans Les Affaires Plus, cette révolution saccompagne de risques importants.

«C’est particulièrement le cas pour les acteurs les plus fragiles de l’écosystème, dont les modèles daffaires reposent sur des investissements colossaux, un accès continu au capital et une rentabilité encore largement hypothétique, écrit-il. Cette dynamique sinscrit toutefois dans une course à linvestissement qui comporte des risques de surchauffe considérables.»

Notre collègue souligne que le reste de l’économie peine à suivre le rythme dinvestissement imposé par les grands acteurs de l’IA. 

«Laccès à l’électricité, par exemple, devient un goulot d’étranglement majeur dans plusieurs régions. La capacité de production des turbines à gaz et des équipements électriques est déjà réservée pour les prochaines années, ce qui allonge considérablement les délais de mise en service de certains centres de données. Leau nécessaire au refroidissement des serveurs, les réseaux de transport d’énergie et les règles dinterconnexion limitent également le déploiement des infrastructures.»

 

Une approche prudente s’impose

Chez Medici, nous croyons que lIA constitue un thème structurant à long terme — comparable, dans son ampleur, à larrivée dInternet ou du téléphone intelligent. Malgré le grand potentiel que cette révolution laisse entrevoir, il demeure essentiel de demeurer disciplinés. 

Plusieurs acteurs de l’écosystème fournisseurs dinfrastructures, fabricants de puces financés par la dette, entreprises déficitaires surévaluées font peser un risque réel de pertes permanentes aux investisseurs moins prudents.

« Exposer le portefeuille à ce thème en espérant améliorer les rendements à court terme se ferait au prix dune prise de risque que nous jugeons inacceptable », insiste Yannick.

Notre approche consiste à privilégier les entreprises qui génèrent déjà des bénéfices concrets au-delà de lIA : des liquidités excédentaires abondantes, des bilans solides, une base de revenus diversifiée. Des entreprises comme Meta Platforms et Alphabet, dans lesquelles nous détenons déjà des participations, illustrent cette philosophie. Il s’agit de chefs de file mondiaux dans le développement et lutilisation de l’IA, mais ancrés dans des modèles daffaires éprouvés.

 Pour lire lanalyse complète, consultez Les Affaires Plus.

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